L'Effet Hadfield



Par Dave O’Malley.  Traduit de l’anglais par Luc Cloutier.

Il m’arrive fréquemment de secouer la tête devant l’attention de type voyeurisme pavlovien que certaines, devrait on dire, « célébrités » reçoivent pour avoir pourtant fait si peu. Parmi les pires exemples, vous avez ces produits humains plastifiés que sont les Paris Hilton, Snooky de Jersey Shore et Kim Kardashian qui possèdent à peu près autant d’humanité qu’un avatar créé par ordinateur. L’expression « Célèbre pour être célèbre » semble être prononcée par ces mêmes gens qui scrutent chaque mouvement titillant de ces créations humanoïdes sans que jamais cela ne leur paraisse ironique.

Puis vous avez les célébrités du monde entier qui ont obtenu leur renommée en accomplissant quelque chose dans un secteur précis de la culture populaire. Certaines d’entre elles, telles que les citoyens de la Saga Twilight, ont consacré des semaines voire des mois de leur vie à personnifier des héros de la culture populaire sur écran géant, caracolant sur les tapis rouges et faisant la moue pour les « zines » destinés aux ados. En échange de ces efforts et accomplissements, fort peu herculéens il va sans dire, ils deviennent de véritables aimants pour les groupies, les meutes de chasseurs d’autographes, la presse people et harceleurs de tout poil.

Il y a également toutes ces étoiles du rock, du cinéma, du sport, de la télévision, de la politique; autant d’étoiles formant un firmament unidimensionnel de talent, de chance, de mauvais comportement, de séduction et de marketing cynique. On devient en droit de se demander si le simple fait d’avoir un bon lancer frappé, de beaux cheveux, des talents de danseur et une aptitude à la rime est tout ce dont on a besoin pour obtenir, non seulement le succès financier, mais également pour devenir un modèle que les autres tenteront de reproduire.

Tristement, il semble pourtant qu’un bon élan au golf soit tout ce qu’il faut pour être considéré comme un réalisateur de grandes choses tandis que les mauvais comportements et les choix douteux sont tout ce qu’il faut pour avoir sa place dans les tabloïds. Voilà des leçons que nous ne souhaitons pas transmettre à nos enfants… à moins bien sûr que vous ne soyez un Kardashian.

Lors de notre récent spectacle aérien, j’ai eu l’insigne honneur d’agir à titre de coordonnateur pour la visite du commandant Chris Hadfield dont la récente occupation, au cas où vous auriez vécu dans une grotte au cours de la dernière année, fut celle de prendre soin de la Station spatiale internationale (SSI) en orbite autour de la Terre. Cette tâche m’aura permis de porter un regard de près sur la vie difficile et épuisante de cet aviateur exceptionnel, symbole vivant de tout ce qui devient possible par les bons choix, la discipline,

la condition physique, l’éducation et le talent. Voilà un homme qui représente l’excellence dans de multiples domaines, et ce, à l’échelle… planétaire.

Aviateur, pilote de chasse et d’essai, astronaute, conférencier, motivateur, linguiste, musicien, auteur-compositeur-interprète, mais avant tout père de famille et grand communicateur, les réalisations de Chris Hadfield combinées avec son incroyable talent de vulgarisateur scientifique l’ont propulsé sur la scène internationale et me voilà en position de le côtoyer et d’enfin observer comment cet homme négocie sa nouvelle célébrité.

Beaucoup de gens ont comparé Chris à une vedette de rock ou de cinéma, des descriptions de postes qui me semblent bien trop simplistes et qui ne parviennent pas à justifier le remarquable effet qu’il a sur les gens. Une vedette de cinéma, c’est un type comme Tom Hanks qui joue un astronaute dans un film et une vedette du rock c’est comme David Bowie qui chante au sujet d’un astronaute dans une vidéo. Partout où ces deux se présentent, des adultes se ruent pour obtenir un autographe et font la file pour les voir en personne… ce qui correspond exactement à ce que j’ai pu observer lors du spectacle aérien.

La différence avec Chris Hadfield c’est que les adultes en adoration insistent surtout pour que leurs enfants le rencontre et soient inspirés par lui. On retrouve rarement des enfants lors des attroupements devant une vedette de cinéma, mais plutôt des admirateurs adultes ou adolescents, mais j’ai pu voir des familles entières : père, mère, grands-parents … avec leurs enfants à l’avant, des enfants de 3 a 18 ans tous aussi émerveillés les uns que les autres. Je ne suis pas devin, mais je pouvais lire dans les pensées de ces parents.

Ces parents « présentaient » leurs enfants à Hadfield pour que ceux-ci puissent ressentir l’inspiration et en garder un souvenir impérissable tout au long de leur vie. On y trouvait des enfants portant une combinaison spatiale, casque compris, d’autres en tenue de pilote de chasse, il était facile de voir que Chris Hadield avait remplacé les joueurs de hockey et les dinosaures dans leurs champs d’intérêt. Il accordait une attention particulière aux Cadets de l’Air, car il attribue une bonne partie de sa vie disciplinée et à l’importance d’atteindre ses objectifs à l’enseignement offert par ces types de programmes canadiens de développement des jeunes.

Typique de chacune des rencontres à laquelle j’ai assisté ce jour, les parents qui s’avancent, avides que leur enfant rencontre leur héros espérant faire jaillir une étincelle pour que leurs filles et garçons poursuivent leur rêve jusqu’a la fin. C’était beau à voir. Photo : Richard Mallory Allnutt.

L’effet sur moi était tout aussi puissant. Je constatais que les parents comprenaient bien. Ils voyaient Chris à plusieurs niveaux – symbole national, icône de la musique, homme de grandes réalisations toujours avec l’humanité d’un Canadien ordinaire. Mais avant tout, ils le voyaient comme le meilleur modèle que nous avons dans ce pays. La rencontre avec Chris impliquait toute la famille, mais ils étaient tous là à titre de soutien pour les enfants afin qu’ils puissent vivre cette expérience, rencontrer cet homme, constater qu’il était réel, humain et fort sympathique. Cela démontre que les Canadiens veulent que leurs enfants rêvent, soient disciplinés pour, à la fin, réussir. C’était tout à fait rafraîchissant de voir que les parents (Français, Anglais, Indo-Canadien, Arabes, Africain, Asiatiques…cela n’avait plus aucune importance) ont vu Hadfield comme une lueur d’espoir pour l’avenir de leurs enfants. Les parents sont la clef. Il nous faut leur transmettre le message de Chris : La vie est belle et tous les efforts sont récompensés lorsque l’objectif est atteint.

Pendant les sept heures, il déambula sur le tarmac, s’assied aux tables d’autographes et demeura serein, direct et pleinement engagé avec chacun des enfants, adultes, anciens combattants qu’il croisa. Jamais il ne prononça de mot méchant, n’eut de moment de lassitude ou ne démontra le moindre autre signe que celui d’être ravi et honoré de se trouver où il était. Il marchait au même rythme et avec la même grâce vers chaque endroit où on le réclama. Bien que c’était mon travail de lui permettre de respecter l’horaire et de l’emmener d’un endroit à l’autre, jamais je ne pus briser le contact direct, yeux dans les yeux, qu’il accorda à chacune des personnes qui eurent la chance de lui adresser la parole. Ce ne fut qu’après qu’il eut accordé l’attention entière au dernier enfant devant lui que je pouvais me permettre de le faire transiter vers le prochain emplacement.

Il demandait à tous les enfants ce qu’ils souhaitaient devenir plus tard. Il prit la main d’un jeune homme, le regarda droit dans les yeux et tout en serrant sa main fermement lui dit sans aucune forme de reproche ou de récrimination « Quand vous serrez la main de quelqu’un, jeune homme, il importe de le regarder droit dans les yeux tout en gardant une prise ferme. » puis il lui demanda en quelle année scolaire il était et quels étaient ses sujets de prédilection. Voilà une leçon de vie de 60 secondes venant d’un homme qui possède beaucoup de crédibilité pour toutes les générations.

Chacun des jeunes à qui Hadfield a pu parler, et ils étaient des centaines, vécurent la même expérience : un contact direct les yeux dans les yeux, une solide poignée de main et de sincères questions au sujet de leurs rêves et aspirations. Certains eurent droit à une leçon sur la bonne manière de serrer la main. Photo : Peter Handle..

Chris arriva en Cessna et repartit en Chipmunk tout en laissant d’impérissables souvenirs à de nombreux jeunes garçons et filles. Il a déjà réalisé de grandes choses, mais je suis convaincu que de plus belles sont encore à venir.

Je lui ai écrit pour lui demander s’il nous permettait de raconter l’histoire de sa visite, une politesse que quelqu’un de sa trempe a le droit de recevoir. Il répondit oui, mais en précisant clairement que les bénévoles qui ont fourni tant d’efforts pour faire de ce spectacle un succès méritent autant sinon plus de respect. Du Hadfield « tout craché! »

Les spectacles aériens durent deux jours, l’inspiration elle demeure pour des générations.



Album photo – Un jour avec Chris Hadfield.

Le premier devoir d’Hadfield fut de rencontrer, dans la salle du conseil, quelques familles chanceuses s’étant méritées par l’entremise d’un concours de station radio, 15 minutes en privé avec la célébrité mondiale. Ici, il décrit son séjour de 5 mois dans l’espace à une fillette attentive. Chris fit part de ses réflexions autant en français qu’en anglais et même en russe pour un jeune garçon. Photo : Peter Handley.

La famille gagnante et Chris ont eu une intéressante conversation sur la vie au-dessus de la planète et dans la plus petite sphère d’une famille. Élever deux jeunes filles était leur engagement et tout comme Hadfield ils y ont tout mis. Être en mesure de partager quelques instants avec un tel modèle aura été, j’en suis convaincu, une expérience formatrice pour ces jeunes canadiens. Photo : Peter Handley.

Lors d’une rencontre avec trois familles anglophones, les parents se placèrent en retrait afin de permettre aux enfants d’être le plus près possible de Hadfield et aient une expérience directe avec lui. Ceci donna le ton pour toute la journée. Ici, il explique les effets de l’apesanteur sur le développement des os. Photo : Peter Handley.  Hadfield, s’il en est un, comprend bien qu’un spectacle aérien est le résultat du travail acharné et de la contribution de nombreux professionnels et bénévoles. Il est toujours disponible pour partager quelques mots ou pour une séance de photos avec les organisateurs du spectacle. Ici, il pose avec l’équipe gatinoise des services d’information de vol dans la tour de contrôle. Photo : Peter Handley.

Hadfield, s’il en est un, comprend bien qu’un spectacle aérien est le résultat du travail acharné et de la contribution de nombreux professionnels et bénévoles. Il est toujours disponible pour partager quelques mots ou pour une séance de photos avec les organisateurs du spectacle. Ici, il pose avec l’équipe gatinoise des services d’information de vol dans la tour de contrôle. Photo : Peter Handley.

Après sa rencontre avec les gagnants du concours radiophonique, le commandant Hadfield s’est rendu dans la tour de contrôle puis sur le toit du terminal où il reçut un prix de la Canadian Owners and Pilots Association pour sa contribution à la promotion de l’aviation générale au Canada. Le prix lui a été remis par Kevin Psutka devant la foule. Ici, il observe Kevin le présenter. Photo : Peter Handley.

Pendant son interview par l’annonceur, Chris, l’éternel enfant, observe l’avion de ravitaillement Polaris CC-150 lors de son passage traînant ses conduites d’approvisionnement en carburant devant deux CF-18 Hornet apparemment assoiffés. Photo : Peter Handley.

Alors qu’il prend la parole, le public se retourne puis s’approche de son perchoir sur le toit. Photo : Peter Handley.

Plus tard, dans la section des dignitaires, il est présenté à deux des plus généreux souscripteurs des Ailes d’époque : Helen Salkeld (droite) et Isobel Creelman (gauche). Photo : Peter Handley.

Helen Salkeld (gauche) et Isobel Creelman (droite) discutent avec Hadfield de leurs propres expériences de vol, Helen étant pilote. Pouvoir connecter des gens comme Salkeld et Creelman, qui soutiennent notre mission avec d’autres supporteurs comme Hadfield est un accomplissement offrant une grande satisfaction. Photo : Peter Handley.

Hadfield a dédicacé de nombreux objets au cours de cette journée: ukulélé, chandails, affiches, casquette, ordinateur portatif voire même un avion. Ici, une jeune fille aidée par le fondateur des Ailes d’époque, Mike Potter, fait signer sa veste avec panache. Photo : Peter Handley.

En tant que membre du conseil des Ailes d’époque et un de ses pilotes, Hadfield était dans sa famille. Il bavarde ici avec Paul Kissmann, chef pilote de l’organisation, qui, comme Hadfield, est un ancien pilote de CF-18, pilote d’essai et pilote du Sabre Hawk One. Photo : Peter Handley.

Hadfield dédicace ici le superbe Cornell de Fairchild « The Spirit of Fort Erie » appartenant à Alf Beam. Photo : Peter Handley.

En marchant sur le tarmac pour éviter la cohue, Hadfield croise son frère Dave se dirigeant vers le Kittyhawk P-40 et en profite pour échanger quelques bons mots. Photo : Peter Handley.



Hadfield ne se lasse jamais de serrer des mains de bénévoles. Photo : Peter Handley.

En février 2009, Chris Hadfield pilota le Sabre Hawk One au-dessus de Baddeck, Nouvelle-Écosse, où, 100 ans auparavant J.A.D. McCurdy exécuta le premier vol motorisé au Canada. Le Sabre F-86 Hawk One fut restauré pour célébrer ce centième anniversaire, mais il continuera de voler dans les années à venir pour rendre hommage aux militaires de la guerre froide. Lors du spectacle aérien, après avoir atterri, le pilote de démonstration du Hawk One, Mike Woodfield, demanda à Hadfield de prendre les commandes pendant que l’appareil était remorqué près du public afin de servir d’arrière plan pour une séance photo avec le commandant de la Station spatiale internationale. Photo : Peter Handley.

« Fields of Dreams! » Près de la foule, Had-field et Wood-field discutent brièvement de leur « Sabre » le Hawk One F-86. Photo : Peter Handley.

Pendant ce temps, la foule patiente. Certaines familles, en reconnaissant la passion bourgeonnante de leur enfant pour l’espace et son exploration, les ont emmenés entièrement vêtus de combinaisons spatiales. À mon époque, les garçons auraient porté leur six-coups arborant une veste de Davy Crockett pour répondre à Roy Rogers ou Hopalong Cassidy. Les efforts déployés par ce jeune homme et sa famille leur auront permis de se mériter un tête-à-tête avec un véritable astronaute! Photo : Peter Handley.

Cette scène déchaîna la mitraille de nombreux appareils photo voulant graver cette image d’un commandant de SSI rencontrant un astronaute de l’avenir. Nous sommes en droit de nous demander si nous serons prêts pour Mars lorsque ce jeune enfant sera assez vieux pour faire partie de l’odyssée. Photo : Peter Handley.

La joie et le respect visibles sur les visages de ces Canadiens « ordinaires » sont une preuve irréfutable que Chris Hadfield est peut-être le Canadien vivant le plus connu. Photo : Peter Handley.

Il suffit de balayer du regard ces visages d’enfants pour comprendre l’influence qu’Hadfield pourrait avoir sur leur vie. Photo : Peter Handley.

Photographie ou autographe, Chris Hadfield était infatigable. Photo : Peter Handley.

Avant toute chose, Chris Hadfield est un homme de famille impliquant sa propre épouse et ses enfants dans sa nouvelle entreprise de communication. Hadfield fait partie de ce que nous aimons nommer la Première famille de l’aviation canadienne : Père, frère, neveux et parents tous impliqués en aviation. Sa mère, Eleanor, ne faisant pas exception, étant présente au spectacle aérien des Ailes d’époque pour présenter un engin de démarrage de moteur d’avion appelé le « Hucks Starter ». Photo : Peter Handley.

Emporté par le moment, la mère de Chris lui a également demandé un autographe. Le message inscrit sur sa manche est révélateur. Photo : Peter Handley.

Ce jour ne faisant pas exception, Chris Hadfield accorde une attention particulière aux cadets de l’Aviation royale du Canada. Ayant lui-même vécu ses premiers moments en aviation comme cadet de l’air, Chris attribue une grande partie de sa formation à ce qu’il a appris en étant cadet. Outre les compétences de pilote acquises durant ses années avec les cadets, il reconnait que ce sont d’autres aspects moins tangibles qui auront formé sa volonté de réussir, sa discipline, sa patience, et sa capacité à établir des objectifs. Photo : Peter Handley.

Des admirateurs de Chris au courant de sa visite apportèrent de nombreux objets à faire autographier du ukulélé à la maquette de la navette spatiale jusqu’au casque de pilote. La nouvelle arme de choix de Hadfield... le crayon Sharpie. Photo : Peter Handley.

Le lien que Chris créé avec chaque jeune devient incassable pendant le temps que dure la conversation. Photo : Peter Handley.

Chris consacra également du temps à rencontrer les vétérans de la Seconde Guerre mondiale qui étaient nos invités au chapiteau d’accueil des anciens combattants. Il tira une chaise puis les aviateurs et soldats vétérans vinrent le rejoindre pour entamer la conversation. L’homme s’adressant à Chris sur cette photo faisait partie d’une équipe d’ingénierie ayant construit le célèbre aérodrome avancé B-2 de l’aviation canadienne en Normandie, près du village de Bény-sur-Mer. L’ouvrage fut complété le 15 juin 1944, seulement 10 jours après le Jour-J. Rapidement il fut utilisé par les escadrons canadiens 401, 411 et 412 et les escadrons anglais 2, 193, 197 257, 263, 266 et 268 équipés d’appareils Typhoon et Spitfire.

L’aérodrome de Bény-sur-Mer fut en service jusqu’au début d’août 1944. Par la suite, il fut démantelé et ses équipements réutilisés. Le terrain fut remis aux agriculteurs qui le transformèrent en zone agricole. Il ne subsiste plus rien aujourd’hui de l’aérodrome initial. Photo : Peter Handley.

Tout le monde se recula pour permettre aux anciens combattants d’être en contact avec le héros canadien moderne. Photo : Peter Handley.

Après que les anciens combattants eurent eu leur Pow-wow avec Hadfield, un duo de jeunes cadets, fraîchement sortis du moule, purent partager un moment avec le commandant de la SSI. Le garçon sur la droite porte un écusson de la mission de Hadfield sur un chandail porté sous son uniforme de cadet. Photo : Peter Handley.

L’organisation du spectacle aérien avait mis en place une table d’autographe où le spectateur ordinaire pouvait lui aussi faire la file afin d’obtenir une signature et échanger quelques mots avec Hadfield. Le regard sur le visage de ce garçon vaut un million de mots. Photo : Peter Handley.

Cette image dit tout. Le ravissement de ce jeune garçon devant son héros est contagieux. Photo : Peter Handley.


La file s’étirait sur 50 mètres pendant une heure. Malheureusement, nous durent interrompre la séance devant des gens qui attendaient depuis un long moment bien que nos bénévoles les informait du peu de temps pendant lequel Chris pouvait continuer. La plus grande préoccupation de Chris étant que personne ne quitte en étant déçu. Photo : Richard Mallory Allnutt.

Une partie de la foule autour d’Hadfiled et de Kissmann alors qu’ils signaient des autographes… et que d’autres préféraient se glisser derrière pour une photo surprise plutôt que d’attendre en ligne. Photo : Richard Mallory Allnutt

Plusieurs enfants présentés à Hadfield portaient des combinaisons spatiales miniatures y compris cette imitation de combinaison Sokol (faucon) de conception russe arborant le drapeau canadien sur la manche. De toute évidence préparée pour un jeune homme des étoiles par une maman pour représenter celui porté par Hadfield lors de ses vols sur Soyouz depuis et vers la SSI. Photo : Richard Mallory Allnutt.

La façon dont cette jeune fille regarde Hadfield est typique de toutes ces rencontres et démontre bien que les jeunes d’aujourd’hui qui seront les leaders de demain comprennent que les réalisations de Hadfield font de lui un modèle à imiter. Photo : Richard Mallory Allnutt.

La file était composée de famille après famille pendant une heure. Il aurait pu rester pendant six heures et cette ligne n’aurait jamais diminué. Photo : Richard Mallory Allnutt.

Lorqu’on lui présenta un ukulélé pour dédicace, il demanda s’il était accordé. La femme qui apportit l’objet pensait bien que non jusqu’à ce qu’il pince quelques cordes, le déclare harmonieux, puis joue un air joyeux. Le ukulélé dédicacé était destiné à une enchère au profit d’une oeuvre de charité. Mais à titre d’instrument signé ET joué par Hadfield sa valeur est encore plus grande. Photo : Richard Mallory Allnut.

Connaissant tous les intervenants, bénévoles, commanditaires principaux et organisateurs on m’assigna le devoir de coordonner la visite de Chris Hadfield en ce jour. Étant donné que cette journée contiendrait de nombreuses occasions à photographier, j’ai demandé à ce que le photographe des Ailes d’époque, Peter Handley, puisse nous accompagner. À la fin, juste avant le départ de Chris, l’homme normalement timide ne put résister à s’offrir un autoportrait. Photo : Peter Handley.



En tant que membre du conseil d’administration et pilote du Hawk One, Hadfield reconnaît l’important rôle que jouent les bénévoles pour la réussite d’un spectacle aérien. Il n’hésite pas à accepter de se faire photographier avec eux. Juste avant son départ, il s’empare d’un duo de signaleur de piste pour une dernière séance photo. Photo : Richard Mallory Allnutt.

La dernière chose que j’ai demandé à Chris est de poser devant le Chipmunk DHC-1 de deHavilland en hommage au « Flight Lieutenant Tim Timmins ». Tim Timmins est un bénévole dévoué qui était en devoir à un poste de sécurité toute la journée et n’a pas eu la chance de rencontrer Hadfield. Photo : Peter Handley.

La pilote des Ailes d’époque Kathryn Buchan sangle son collègue pilote dans le Chipmunk de son père pour le vol de retour vers Ottawa. Photo : Richard Mallory Allnutt.

Typique d’un Hadfield, une fois dans le cockpit le naturel revient au galop. Photo: Richard Mallory Allnutt.

Don Buchan, lui-même instructeur de cadets de l’air, décolle dans le ciel gris à destination de Rockliffe avec le cadet devenu commandant de vaisseau spatial à l’arrière. Hadfiled s’est chargé du vol vers Rockliffe puis, pour l’atterrissage, a remis les commandes au pilote plus expérimenté de Chipmunk qu’est Buchan. Photo : Richard Mallory Allnutt.

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