Des lames et un profond silence




Dans la photo ci-dessus par Pierre Lapprand : Les anciens pilotes combattants Hugh Pawson (Corsair), Johnny Colton (Typhoon) et Allan Griffin (Hurricane)

Équipe de la Bataille d’Angleterre,

Avec le Spitfire rayé des opérations en raison d'une défaillance du système pneumatique, en ce magnifique dimanche matin, je suis celui qui a dû (à contrecœur) faire un changement vestimentaire rapide, passer de ma combinaison de vol au veston et cravate, me sentant comme Clark Kent en coulisse, et me précipiter à la cérémonie à Rockcliffe. Toujours présent depuis six ans dans le vol de formation de la Bataille d’Angleterre, j'ai cette fois l'occasion de voir l'événement du point de vue du spectateur. L'impact, visuellement, historiquement, émotionnellement, fut extraordinaire, et les mots appropriés ne me viennent pas pour le décrire. Des avions en grande quantité remplirent le ciel. Trois cents pieds d'altitude et un recul de 500 pieds ne semblaient rien : ces avions étaient juste là. Le son des 102 cylindres (comptez-les!) capables de générer plus de 12 000 chevaux-vapeur me résonnaient dans la poitrine. Les applaudissements spontanés, les exclamations admiratives, les larmes et le silence de plusieurs profondément pensifs parlaient d’eux-mêmes de l'impact de ce défilé aérien. 

Les discours étaient très bons. Le haut-commissaire britannique fut particulièrement émouvant, en citant abondamment les mémoires de Geoffrey Wellum. Le poème «High Flight» fut élégamment introduit et bien récité. Les couronnes de fleurs étaient émouvantes. La dernière sonnerie et l’élégie remuèrent le cœur sans contredit. Le défilé des anciens combattants, le regard fixé droit devant, chacun d’eux étant dans la vingtaine dans leur esprit, donnait tout simplement le « moton » dans la gorge.

Vous savez, les amis, votre formation des cinq avions est au centre même de cette cérémonie. Je sais que lorsque le Lanc décide "que le spectacle commence", tout ce à quoi vous pensez est un top chrono à la seconde près (c’était le cas) et à l’alignement parfait, leviers d’ailerons avec les oreilles gauches des pilotes, mais plus tard, prenez un moment pour réfléchir à quel point ce défilé aérien exprime bien le respect et l'admiration ressentis par les Canadiens pour ces hommes jeunes et héroïques, et combien c’est important que ces avions volent en leur mémoire.

Mike.

Flypast 2

Le Lancaster du musée Canadian Warplane Heritage (honorant Andrew Mynarski) précède le Kittyhawk des Ailes d’époque (honorant Stocky Edwards), le Hurricane IV du 6e escadron, le Corsair (honorant Robert Hampton Gray) et le Mustang du 442e escadron. Le groupe des cinq appareils tonne vers l’est au dessus de la campagne boisée québécoise.  Photo: Peter Handley, pilote de l’avion-photo: Ulrich Bollinger 

Flypast 3

Maintenant, au dessus de terres agricoles et allant vers l'ouest, le groupe se maintient en attente. Dave Hadfield pilotant le Kittyhawk, Rob Erdos le Hurricane; le Corsair étant piloté par Paul Kissmann tandis que le Mustang, par John Aitken.  Photo: Peter Handley, pilote de l’avion-photo: Ulrich Bollinger

Holly smoke 5

Avec le musée de l’aviation et de l’espace du Canada en vue en bas à droite, le groupe continue son circuit convenu tandis que sur le terrain les discours se succèdent, et les anciens combattants sont en position pour la revue. C'était un jour parfait pour voler et regarder aux alentours, mais les quatre pilotes de chasse n’avaient d’yeux que pour leurs points de référence, uniquement.  Photo: Peter Handley, pilote de l’avion-photo : Ulrich Bollinger

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